Accueil Remonter
| |
Gaston Pineau
Contributions et Articles en ligne
Autoformation
et validation des acquis expérientiels,
2006
Illich
ou les paradoxes de la créativité, 2003
AUTOFORMATION
ET APPROCHE TERNAIRE, 2002
L'AUTOS
ET LA TRANSVERSALITE DES APPROCHES,
2001
Livres
- Moments de formation de l’autos et ouvertures transdisciplinaires
In Education
Permanente, n°168, 2006
L’évolution de la recherche en autoformation est abordée dans la dynamique
paradigmatique du processus bachelardien de dialectisation, selon lequel la
surcharge de sens d’un concept-clé ne peut s’actualiser que par une tension
conflictuelle forte entre des moments de déformation et d’autres de
reformation. La recherche en autoformation est une recherche jeune en termes
d’âge, d’état institutionnel et conceptuel. La réunion du préfixe auto
et du substantif formation l’a fait naître hors de la recherche normale et même
contre elle. Actuellement, elle est aux prises avec une différenciation interne
de concepts en voie d’émergence. A-t-elle suffisamment de sens et de souffle
pour « former un axe de pensée inventive », un champ de recherche spécifique
? L’article se termine par une présentation de recherches transdisciplinaires
de différents niveaux (socio-interactif, réflexif, paradigmatique) qui tentent
d’actualiser la révolution cachée portée par le petit préfixe auto en
formation.
- Autoformation, expérience et spiritualité
in
Bézille (Dir.), H., Courtois B"Penser
la relation expérience - formation", Chronique sociale, 2006
La recherche des liens entre
ces 3 termes - autoformation, expérience et spiritualité - a été qualifiée
comme une grande première du Groupe de recherche sur l’Autoformation (GRAF).
C’est vrai avec un énoncé aussi explicite et frontal. Et il faut saluer
l’audace heuristique du groupe Expérience et Autoformation d’avoir osé
lever le quasi-interdit du spirituel dans le champ de la recherche en formation.
La recherche moderne en sciences humaines s’est construite en grande partie
sur la séparation voire l’exclusion et la négation du spirituel. Cette
audace relève-t-elle d’une simple résurgence d’un passé préscientifique
ou s’inscrit-elle dans la construction d’une transition paradigmatique
post-moderne avec retour d’un refoulé anthropologique ?
Dans les sciences humaines, la spiritualité a en effet le statut d’un
Objet volant non identifié (OVNI). En évoquer une approche expérientielle
paraît pour le moins déplacé, sinon paradoxal. C’est cependant l’approche
qui a été proposée dans la dynamique de recherche existentielle d’une
appropriation de la formation de soi par soi. Cette approche a fait exprimer des
flash existentiels, des passages de niveaux de conscience éclatants mais
souvent fugitifs, éphémères, à la durée de vie fragile et à l’intégration
formative difficile.
Le retour réflexif sur eux, l’effort de leur compréhension s’est opéré
par de brèves références aux grandes traditions spirituelles de l’humanité
qu’il serait aussi prétentieux, vain qu’antiscientifique de repousser à
priori. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, une histoire de la
spiritualité se construit par le décryptage de ces tradition séculaires
entremêlant religion, sacré, spiritualité et ethnoformation. Mais la sécularisation
actuelle d’expériences dites spirituelles, s’accompagne dans les sciences
humaines et sociales plus sûres d’elles-mêmes, de la prise en compte de
problèmes qui peuvent leur être apparentés : problèmes de limites, de
niveaux et de leur passage par exemple (borderline). Passages pathologiques par
le bas, mais aussi, peut-être pourquoi pas, passages normaux, autoformateurs
par l’à-côté ou par le haut. Cette prise en compte s’est d’abord faite
par des pionniers isolés. Mais actuellement ces problèmes se centralisent et
montent les paradigmes de la complexité et de la transdisciplinarité pour les
traiter .
C’est principalement dans la mouvance de cette montée paradigmatique
que seront traités les traits d'union entre autoformation, expérience et
spiritualité. En effet, les expériences spirituelles peuvent s’interpréter
comme des expériences - limites et même expériences - limites des limites,
entre délimitation et illimitation. Le passage - même bref - de ces limites
semble parfois autoformer une unité nouvelle, c’est-à-dire une mise ensemble
et en sens d’éléments et de niveaux autrement séparés, divisés, opposés.
Ce passage ne constituerait-il pas une expérience initiatique dont la réussite
complexe serait un enjeu central de l’autoformation existentielle ?
Pineau G. (coord.)Habiter la Terre, éco formation
terrestre pour une conscience planétaire, L'Harmattan, 2005
Ce livre pionnier sert de balise conceptuelle pour
Gaston Pineau dans l'exploration d'une méthodologie trajective pour
comprendre son parcours existentiel singulier présenté dans la première
partie de son article intitulé «Habiter la terre
entre demeures et mobilités». Les travaux
d'Augustin Berque sur le rapport de « médiance » et la différenciation
opérée par Georges Hubert de Radkowski entre « habitat-milieu » et *
habitat-résidence » servent de clef de relecture de ce trajet. Reportée sur
le planisphère, l'espace de lieux plus ou moins habités visualise les
limites de la terre parcourue face à une mondialisation qui modifie le
rapport des humains à la Terre.
PINEAU G.
1983, Produire sa vie : autoformation et autobiographie, Montréal, Albert
St-Martin/ Paris, Édilig, 419p.
Pineau, C.
& Courtois, B. (coord.),
(1991),
La formation expérientielle
des adultes,
Paris, La Documentation Française
PINEAU G.1995,
"Recherches sur l'autoformation existentielle : des boucles étranges
entre auto et exoréférences" dans Éducation Permanente, N° 122,
1995-1 p 165-178.
PINEAU G. 1998, "La
formation en deux temps, trois mouvements" dans Courtois B., Prévost, H.
coord. Autonomie et formation au cours de la vie, Lyon, Chronique sociale, pp.
239-248.
PINEAU G.1998,
"L'aide à l'autoformation dans les études dirigées : une maïeutique
temporelle à apprendre dans Leray C., Lecabec, E. Études dirigées et aide
à l'autoformation Rennes, CRDP, pp. 37-45.
PINEAU G. 2000,
"Autoformation et coformation" in Alava, Séraphin, coor.,
Autoformation et lien social, Toulouse, Éditions universitaires du sud.
PINEAU
Gaston, (1e ed. 1993), 2002, Les Histoires de vie, Paris, PUF, (en
collaboration avec Jean-Louis Legrand), 127 pages. (Droits de traduction achetés
par des éditeurs chinois et italiens).
PINEAU
Gaston, 2004, Temporalidades na formaçao, Sao Paolo, Triom (traduction
de Temporalités en formation. Vers de nouveaux synchroniseurs, 2000),
200 pages.
PINEAU
Gaston, 2005, Habiter la terre. Ecoformation terrestre pour une conscience
planétaire, Paris, L¹Harmattan, 291 pages (en collaboration avec
Dominique Bachelart, Dominique Cottereau et Anne Moneron).
PINEAU
Gaston et al., 2005, Se former à l¹ingénierie de formation, Paris, L¹Harmattan,
300 pages.
PINEAU
Gaston, 2005, Formation et transdisciplinarité, Paris, L¹Harmattan,
222 pages (en collaboration avec Patrick Paul).
|